Les souvenirs dans ma chambre d'hôpital post accouchement...!




Ça y est, 17h58 est l’heure à laquelle tu as souhaité arriver.

Tu nous combles de bonheur mais me voilà encore pour quelques heures dans cette salle qui me parait tout d’un coup très sombre! Je suis fatiguée d’être dans la même position depuis des heures, encore heureux je ne la sens pas qui me recoud, j’ai froid, j’ai envi d’autre chose, tourner la page et demander au temps, à la vie, qu’elle maman je vais être!

Je n’aurai pas pensé avoir peur, douter! Ça semblait pourtant si facile!
J’avais hâte de connaître ta voix, tes petits sons colorés et arc-en-ciel qui sortiraient de ta si petite bouche. J’avais hâte d'observer qui tu saurais et quel contact, quel lien nous allions créer toi et moi pour les heures et les années à venir...

Nos premières heures à vrai dire, ensemble et oui enfin ensemble et pourtant nous l’avons été durant ces 9 longs mois.
Ton papa a dû partir et je lui ai dit d’aller se reposer pour mieux revenir demain. J’étais confiante et plutôt sereine à ce moment-là!

Mais je n’avais pas imaginé ressentir l’anxiété et la peur de ne pas réussir! De me retrouver seule face à toi, toi cet inconnu et toi face à moi! Tu étais pourtant si doux et calme, j’aurai passé mon temps à t’observer juste comme ça, simplement avec les yeux humides de bonheur de pouvoir te compter parmi nous, ce cadeau de la vie...

Et puis, cette nuit-là, j’ai si peu dormi, j’étais aux aguets du moindre bruit, d'un moindre besoin et j’avais peur que le moment de la tété arrive! J’avais si mal déjà et tu tétais tant bien que mal avec des réactions de torsions, de désapprobation! J’en ai tellement pleuré de ne pas réussir, de ne pas pouvoir te nourrir! Je me suis sentie oppressée par l’accompagnement et j’ai ressenti un appel au secours de ta part comme-ci, toi aussi tu me disais qu’il fallait qu’on arrête!

Je n’avais pas de lait, je n’ai jamais ressenti de douleur et je fais partie des 2 femmes sur 10 à ne pas avoir de montées de lait!


C’est étrange mais j’étais persuadée de pouvoir changer une couche et encore plus celle de mon fils! Je n’aurais jamais pensé trembler face à ce petit corps, tes jambes si menues et raides me faisaient douter à chaque instant. Alors, avec le cœur battant à le faire ressortir de ma poitrine, j’ai regardé du coin de l’œil le boîtier et son bouton vert pour appeler une sage femme! Nous étions en pleine nuit et je n’avais aucune envi de déranger qui que se soit pour apprendre à changer une couche!
J’ai eut envie d’appeler mon homme, de l’appeler au secours et qu’il vienne prendre soin de nous! J’avais besoin d’entendre que j’y arriverais... mais personne n’était là et je ne l’ai jamais appelé! Je voulais qu’il se repose contrairement à moi. Le lendemain il m’a avoué ne pas avoir réussi à dormir de la nuit, qu’il pensait à nous et qu’il avait lui aussi besoin d’être prêt de nous...

J’ai finalement appuyé sur ce bouton et le chemin entre la table à langer de ma chambre d’hôpital et ce foutu boîtier m’a paru si long! La voix désagréable de la sage-femme m’a fendu le cœur, j’ai eu envie de m’écrouler au sol mais j’avais mon bébé dans les bras. J’ai quand même senti mes jambes s’effondrer à mes pieds et j’ai senti le poid de mon vagin encore plus fort!

Tout a été très vite, elle elle savait faire pas moi! C’était mécanique mais ce n’est pas ce dont j’avais besoin! Je voulais admirer, observer! J’avais envi de lui dire que j’avais peur et prendre le temps de lui faire part de mes peurs mais je n’ai eut le temps de rien qu’elle était déjà partie comme un coup de vent comme-ci c’était tout!

Je suis à nouveau seule mais tu sembles déjà bien mieux à présent. La seule chose que j’ai envi de faire, j’y peux rien c’est viscérale, j’ai besoin de savoir! Je t’ai serré si fort contre moi et je t’ai parlé au creux de ton oreille, de la vie, de mes craintes et mes peurs, une larme à coulé vous savez toujours la même, le même côté! Elle s’est écroulée sur ta joue et à explosé comme un si beau cristal magique mais elle nous a soulagé tout les deux... Puis sans s’en apercevoir, nous nous sommes endormit l’un contre l’autre...

Et a ce moment là, tout à changé... C'était mieux, j'étais prête...


Commentaires

  1. C'est un moment très émouvant que tu nous contes avec pudeur Amandine. Ce n'est pas si facile que ça la maternité, pas si inné, du moins pas dans les toutes premières heures.
    Comme toi pas de montée de lait, au bout de deux jours j'ai opté pour le biberon, je me suis dit qu'on n'en avait déjà assez bavé tous les deux!
    La première nuit les puéricultrices l'ont pris quelques heures. J'étais épuisée. Et puis comme toi, la deuxième nuit nous nous sommes endormis l'un contre l'autre. On était bien.
    Je vous souhaite une superbe journée à tous et merci aussi!

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